{"url":"https://www.zooplus.fr/magazine/chien/sante-et-bien-etre-du-chien/les-vaccins-du-chien","title":"Les vaccins du chien","mag_id":192468,"is_single":true,"cat_name":"Chien","sub_cat_id":274,"sub_cat_name":"Santé et bien-être du chien","cat_id":186}
Vacciner votre chien permet de le protéger contre des maladies potentiellement mortelles. Mais connaissez-vous tous les vaccins obligatoires chez le chien ? À quelle fréquence faut-il le faire vacciner ? Votre magazine zooplus vous donne plus de détails pour protéger la santé de votre fidèle compagnon.
Ces dernières années, la vaccination fait l’objet de critiques croissantes. Pour certains propriétaires, le coût des vaccins, la suspicion envers les entreprises pharmaceutiques ou encore le nombre jugé excessif de rappels soulèvent davantage d’inquiétudes que les maladies elles-mêmes.
Il ne faut pourtant pas oublier que seuls de rigoureux plans de vaccination ont permis de maîtriser certaines maladies infectieuses graves.
D’ailleurs, grâce à la vaccination généralisée contre des bactéries et des virus hautement contagieux, le risque d’infection ainsi que le nombre de décès ont nettement diminué. Chaque chien vacciné contribue à limiter la propagation des agents pathogènes et à prévenir les épidémies. En faisant vacciner votre chien, vous protégez donc non seulement sa santé, mais aussi celle des autres animaux.
Contre quoi mon chien devrait-il être vacciné ?
La vaccination est le moyen le plus sûr de protéger votre fidèle compagnon. Elle le prémunit contre des maladies graves, parfois mortelles, comme la maladie de Carré, la parvovirose, la leptospirose, l’hépatite contagieuse canine, la rage, la toux du chenil, la babésiose ou encore la borréliose.
Les recommandations établies par les commissions nationales distinguent deux catégories : les vaccins de base, considérés comme essentiels, et les vaccins optionnels, qui sont proposés en fonction du mode de vie et du risque d’exposition du chien.
Vaccins essentiels et conseillés
Les vaccins dits essentiels sont ceux que tout chien devrait recevoir. Ils ciblent des agents pathogènes souvent mortels, susceptibles de mettre en danger la vie de l’animal et, dans certains cas, celle de son propriétaire. Ces vaccins de base sont donc fortement recommandés. Dans de nombreux pays, certaines de ces injections conditionnent également l’entrée sur le territoire : elles doivent impérativement figurer dans le carnet de vaccination de votre chien.
À l’inverse, les vaccins conseillés ne font pas l’objet de recommandations aussi systématiques. Cela ne signifie pas qu’ils soient moins importants, mais qu’ils ne concernent pas tous les chiens de la même manière. Leur indication dépend de plusieurs facteurs, comme l’âge, l’état général et le mode de vie de l’animal. La décision se prend donc au cas par cas. Avant d’opter pour l’un de ces vaccins, il est conseillé d’en discuter avec votre vétérinaire afin d’évaluer soigneusement le rapport entre bénéfices et risques.
Vaccinations importantes : contre quelles maladies protéger votre chien ?
Maladie de Carré La maladie de Carré est une affection virale hautement contagieuse. Elle peut provoquer de graves troubles gastro-intestinaux, des atteintes respiratoires (forte toux, écoulement purulent du nez et des yeux) ainsi que des symptômes neurologiques comme des convulsions ou une paralysie. Dans sa forme nerveuse, l’évolution est souvent fatale.
Hépatite contagieuse canine L’hépatite contagieuse canine est due à un adénovirus transmis le plus souvent par de l’eau ou des aliments souillés par de l’urine. Elle se manifeste par de la fièvre, des inflammations des yeux, du foie et des reins, ainsi que par des vomissements, de la diarrhée et des douleurs abdominales. Les chiots et les chiens affaiblis sont particulièrement à risque, et l’issue peut être fatale.
Parvovirose La parvovirose canine est provoquée par le parvovirus canin (CPV), un virus extrêmement contagieux et très résistant dans l’environnement. Elle touche surtout les jeunes chiens, qui peuvent mourir rapidement de déshydratation ou d’intoxication à la suite de vomissements sévères, d’une forte fièvre (jusqu’à 41,5 °C) et d’une diarrhée sanglante. Même lorsqu’un animal semble s’en remettre, des séquelles tardives liées à une déficience immunitaire ou à des troubles cardiaques restent possibles.
Leptospirose La leptospirose est causée par la bactérie Leptospira. Les rongeurs en constituent le principal réservoir. Les bactéries, excrétées dans leur urine, contaminent les flaques et les cours d’eau, d’où les chiens peuvent s’infecter. Cette maladie peut provoquer de graves atteintes des organes internes, souvent mortelles, en particulier chez les jeunes chiens ou ceux dont le système immunitaire est fragilisé. En forte progression ces dernières années, elle est également transmissible à l’être humain, ce qui renforce l’intérêt de la vaccination.
Rage La rage est, elle aussi, transmissible à l’Homme. Chez le chien, elle est due au virus Lyssa et se manifeste notamment par une salivation excessive et des troubles du comportement, comme une agressivité inhabituelle. Une fois les symptômes déclarés, l’évolution est toujours mortelle. Toute suspicion d’infection doit donc être signalée sans délai.
Vaccinations facultatives : dans quels cas peuvent-elles être utiles ?
Toux du chenil La toux du chenil touche surtout les chiens vivant ou se rencontrant en grands groupes, par exemple lors d’expositions, en pension ou pendant des activités collectives. Des foyers peuvent aussi apparaître dans des groupes plus restreints, comme les clubs de sport canin ou les promenades organisées. Très contagieuse, elle provoque principalement une toux sèche et persistante. Dans certains cas, notamment chez les animaux immunodéprimés, des complications comme une pneumonie sévère peuvent survenir. La vaccination est donc souvent recommandée pour les chiens exposés à un risque accru.
Borréliose (ou maladie de Lyme) La borréliose est une infection bactérienne transmise par les tiques. Le plus souvent bénigne, elle peut néanmoins entraîner de la fièvre, de la fatigue, un gonflement des ganglions lymphatiques et des boiteries. Sans traitement, une inflammation chronique de plusieurs articulations peut s’installer. La vaccination n’est généralement conseillée que dans les zones à forte présence de tiques infectées. Ailleurs, une protection efficace contre les tiques constitue souvent la mesure la plus adaptée.
Babésiose La babésiose canine, parfois appelée piroplasmose, est elle aussi transmise par les tiques. Cette infection agressive s’accompagne d’une forte fièvre et, en l’absence de traitement, peut entraîner en quelques jours la destruction des globules rouges, avec une issue fatale. Dans les régions où les tiques porteuses sont nombreuses, un vaccin peut être proposé en complément des mesures de protection (inspection régulière du pelage et prévention contre les tiques). Il ne prévient toutefois pas l’infection, mais vise à limiter les formes graves.
Infections fongiques Les infections fongiques concernent principalement la peau. Chez le chien, l’agent le plus fréquent est Microsporum canis, responsable de lésions cutanées avec pellicules, croûtes et chutes de poils localisées. La transmission peut se faire par contact avec un animal infecté ou par un environnement contaminé (paniers, tapis, brosses). Dans un groupe déjà touché, la vaccination peut être envisagée en complément du traitement.
Leishmaniose La leishmaniose canine est transmise par les phlébotomes, de petits moucherons présents notamment dans le sud de l’Europe. Les parasites s’attaquent aux cellules et aux organes du chien et, sans prise en charge, l’évolution peut être fatale, souvent à la suite d’une insuffisance rénale. Le vaccin disponible ne bloque pas l’infection, mais il stimule la réponse immunitaire afin de mieux contrôler la maladie.
Les vaccins protègent les chiots de maladies graves.
Quand et à quelle fréquence vacciner son chien ?
Même si la question des intervalles entre les injections ne fait pas toujours l’unanimité, vétérinaires et propriétaires s’accordent sur un point : l’immunisation de base des chiots est indispensable.
Vers l’âge de huit semaines, la protection transmise par les anticorps du lait maternel diminue progressivement après le sevrage. C’est à ce moment-là que débute la primovaccination.
Lors de l’injection, le vaccin contient soit des agents pathogènes affaiblis (vaccins vivants atténués), soit des agents inactivés ou des fragments de ceux-ci. L’organisme réagit en produisant des anticorps. En cas de contact ultérieur avec l’agent infectieux, ces défenses permettent de combattre plus efficacement la maladie.
Une protection complète n’est toutefois généralement obtenue qu’après la deuxième, voire la troisième injection. La première dose, administrée vers huit ou douze semaines, sert surtout à « éveiller » le système immunitaire. Sans rappels, elle ne suffirait pas à garantir une immunité durable.
Fin de la vaccination de base
Après la troisième injection, administrée vers l’âge de 16 semaines ou, selon le vaccin, autour de 15 mois, la primovaccination est considérée comme complète.
Avec le temps, toutefois, la réponse immunitaire diminue. Pour maintenir une protection efficace contre les maladies infectieuses graves, des rappels réguliers restent nécessaires tout au long de la vie du chien.
La pratique consistant à effectuer un rappel annuel systématique a cependant évolué ces dernières années. L’World Small Animal Veterinary Association (WSAVA) estime qu’un rappel tous les trois ans est suffisant pour la plupart des vaccins, comme celui contre la rage.
En revanche, pour certaines maladies telles que la Toux du chenil et la Leptospirose, une vaccination annuelle reste recommandée.
Le calendrier de vaccination
Le calendrier de vaccination suivant est basé sur des recommandations mais ne doit en aucun cas remplacer l’avis d’un vétérinaire.
Que faut-il prévoir pour les chiens malades ou particulièrement vulnérables ?
Les recommandations présentées jusqu’ici concernent des chiens en bonne santé, sans risque particulier d’infection. Pour les chiots plus fragiles ou les animaux davantage exposés (par exemple en cas de risque accru de toux du chenil) un protocole vaccinal plus étendu peut être envisagé. Le mieux reste de demander conseil à votre vétérinaire afin d’adapter la protection aux besoins spécifiques de votre compagnon.
En principe, un chien malade ne doit pas être vacciné. Pour limiter le risque d’effets indésirables, il doit être en bonne santé au moment de l’injection, correctement vermifugé et exempt de parasites. En cas de fièvre, de diarrhée ou d’autres signes cliniques, il est préférable de traiter d’abord l’affection en cours avant d’envisager la vaccination.
Quels sont les éventuels effets secondaires des vaccins ?
En général, le corps du chien accepte bien le vaccin. Il est important qu’au moment du vaccin, votre chien soit en bonne santé et qu’il soit au minimum âgé de 8 semaines.Les possibles effets secondaires, qui disparaissent généralement au bout de 2 à 3 jours (au plus tard 1 semaine) sont :
Si vous observez l’un de ces symptômes, contactez votre vétérinaire.
Combien coûtent les vaccins ?
Habituellement, les vétérinaires injectent des vaccins combinés, capables deprévenir plusieurs maladies à la fois (ex : maladie de Carré, parvovirose). Le coût de ces vaccins se situe généralement entre 50 et 100 euros. Bien sûr, les prix dépendent de votre région et du vétérinaire. Renseignez-vous au préalable sur les tarifs que pratique votre vétérinaire.
La santé de votre chien est primordiale, il est donc important que ses vaccins soient à jour.
Nous vous souhaitons une vie pleine de bonheur avec votre chien !
Remarque importante : le contenu est fourni à titre indicatif uniquement et n’a pas vocation à remplacer l’avis, le diagnostic ou le traitement d’un vétérinaire professionnel. Si vous avez des questions ou préoccupations concernant la santé de votre animal, consultez toujours un vétérinaire agréé.
Dr Cornelia Kolo, Vétérinaire
Mes études de médecine vétérinaire ainsi que mon doctorat à l'université Ludwigs-Maximilians de Munich m’ont permis d’acquérir de nombreuses connaissances dans le domaine de la médecine vétérinaire. Depuis 2011, j'exerce en tant que vétérinaire auprès d'une grande variété d'animaux, et traite de nombreuses maladies différentes. Ce qui me passionne dans ce métier c’est de pouvoir aider mes patients de la meilleure façon possible et d'assurer leur bien-être. J'aime également partager mes connaissances en tant que vétérinaire, propriétaire de chiens et athlète canin de longue date en écrivant des articles.
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